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 Tu t’envo… Aïe.

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MessageSujet: Tu t’envo… Aïe.    Sam 20 Avr - 20:47

« Pour pouvoir voler vous devez croire à l’invisible. »
Rêves ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur. Rêves que tu as des ailes, hirondelle ou tourterelles. Et là haut dans le ciel : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Montes décrocher la lune, rêves à ta bonne fortune. Tourne tourne dans le vent sous la planète d'argent. Décolle et batifole : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Ô là-haut seule dans l'univers brille l'étrange lumière, c'est le beau pays imaginaire, où tu vis tes rêves en couleur. Imaginer le futur, faire des rêves d'aventure, c'est voyages sans boussole. Laisse tes soucis sur le sol et comme un rossignol : Tu t'envoles tu t'envoles, tu t'envoles.

feat. Riley McFloyd.

Cela devait faire plusieurs mois qu'elle était là. Ou bien ce n'était que des semaines. Elle ne savait pas, elle avait perdu tout sens du temps qui passe. Elle passait des heures et des heures à chercher un moyen de sortir, des jours entiers à essayer de maîtriser son don, elle était exténuée. Elle n'en pouvait plus de cet endroit. D'accord, elle fut plus d'une fois émerveillée devant les paysages, plus d'une fois étonnée devant ces tonnes de choses étranges qui peut lui arriver ici. Mais, s'en était trop, il fallait qu'elle s'en aille. Il fallait qu'elle parte loin d'ici, qu'elle rentre chez elle. Peut-être la voie aérienne était une méthode. Peut-être que c'était parce qu'elle n'avait rien à faire ici que c'était ce don qu'elle acquit en arrivant. Ce don qui pour l'instant ne lui était utile à rien. Mais quand je vous dis « rien », c'est bel et bien « rien ».

Elle avait marché longtemps, ici on marche tout le temps. Elle avait marché très longtemps, laissant ses jambes épuisées la mener là où bon leur semblait. En réalité, elle avait totalement déconnectée son cerveau pour ne plus ressentir faim et fatigue. Oui, les temps étaient durs en ce moment, mais il ne fallait pas y penser. Il fallait travailler encore et encore pour ensuite devenir puissante. Pour ensuite pouvoir détruire tout, tout le monde et accessoirement avoir assez d'argent pour manger. Parce que manger c'est bien. Charlie aime manger. Enfin, ses jambes ... et son estomac, l'avaient conduite dans un royaume aux traits de paradis. Il s'agissait du Royaume d'Erama. Partout de la nourriture, des tas et des tas de choses à manger. De quoi prendre des tonnes et des tonnes de kilos et vu le poids qu'elle avait perdu depuis son arrivée, ça ne pourrait pas lui faire de mal.

Elle parcourra donc le Royaume, se gavant de la multitude de produit sucré qui le façonnait et qu'elle avait la joie immense de croiser. Elle s'empiffrait, en mettant partout sur son chemin et sur elle, tel le petit poucet elle laissait sa trace sur le sol. Tout en mangeant, elle observait les lieux, montrait un regard d'enfant devant ... un monde sucré en fait. Elle n'en croyait pas ses yeux. C'était certes moins cool que le Royaume d'Halkhiel, mais ça claquait quand même. Elle finit par arriver dans une forêt. Un endroit assez étrange où de la gélatine s'étendait à perte de vu. C'était à la fois beau, appétissant et assez marrant comme endroit. Elle y reviendrait sûrement. Charlie s'installa un moment, piqua un somme sur un monceau de feuilles en gélatine (histoire de digéré), puis elle eu une idée.

On ne pouvait pas se faire bien mal en tombant sur de la gélatine pas vrai ? Elle se redressa donc, plongeant dans une concentration qu'elle ne se connaissait pas. Elle voulait réussir à maîtriser ce maudit don. Elle fit donc le vide dans son esprit : Les yeux fermés, elle oublie le paysage face à elle. Elle identifia chacun des bruits qui l'entouraient, le vent, les oiseaux, les animaux, puis elle arrêta de les entendre. Elle inspira l'odeur sucré du lieu, l'odeur chaleureuse de l'endroit, puis elle ne sentie plus rien. Voilà, elle n'était plus qu'elle. Elle n'était plus qu'elle au milieu de nul part, elle pouvait donc explorer à loisir sa propre personne. Elle fit une escale dans ses souvenirs et plongeant dans une trop grande nostalgie s'en alla bien vite. Puis elle trouva ce qu'elle cherchait, bien caché dans un coin, une sorte d'icône avec deux petites ailes blanches. Elle appuya dessus.

Deux grandes ailes sortir de son dos, lui faisant faire une petite grimace de douleur. Ce n'était pas la chose la plus agréable du monde, d'avoir des membres qui poussent comme ça dans votre dos. Enfin, je vous laisse imaginer le truc. Elle les contempla un long, très long moment touchant les ailes douces et immaculées. C'était magnifique. Elle essaya dans bouger une et fut propulsée contre un arbre. Ô grande et puissante gélatine nous t'aimons. Elle réitéra l'essai de nombreuses fois avec toujours le même résultat. Jusqu'au moment où, avec la plus grande intelligence du monde, elle tenta plus doucement. Son corps commença à s'élever dans les airs. Haut. Toujours plus haut. Vraiment très haut. Jusqu'au moment où ... PAF. Plus rien. Plus d'ascension, plus de membres musclés à plume ... juste les 15 mètres qui la séparaient du sol.

Dégringolade. Hurlement. Silence. Elle était tombée sur un truc de chaud et d'assez moue. Pourtant, ce n'était pas de la gélatine. Non, c'était quand même plus dur que de la gélatine. Elle regarde donc en dessous d'elle. Charlie poussa un cri. Charlie poussait toujours des cris. Pourtant, elle ne bougea pas. Elle continua à hurler en regarder ce qu'elle avait écrasé. Non, je n'ai jamais dit que Charlie était une jeune demoiselle intelligente.
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Dim 21 Avr - 13:41

Posant un pansement sur le nez, j'affiche une grimace. Ça fait mal de se ramasser la tronche sur le sol. Foutu don. Faut dire que je suis bien amochée à cause de ça. Je sais voler, mais pour ce qui est de l'atterrissage, c'est pas encore une réussite. Le pire, c'est que quand je suis en plein vol, faut qu'automatiquement je m'écrase à un moment ou à un autre sans le vouloir. Et parfois, je m'envole aussi sans le vouloir. Dur la vie.

Assis en tailleur, je bascule en arrière, levant le regard vers le ciel. Depuis mon arrivée, je n'ai pas arrêté de marcher. Encore et encore, rencontrant des gens bizarres ou normaux sur mon chemin. Et là, je suis tombé sur une sorte d'endroit... sucré, dois-je dire. Ce qui est bien, c'est que j'ai pu me remplir l'estomac, trop même. Je pose une main sur le ventre, lâchant un long soupire. Les bonbons... c'est bien, mais pas en grande quantité. Je suis exténuée, j'ai mal de partout, je suis mal coiffé, j'ai cassé mes lunettes avant de les avoir perdues, il me reste que mes lentilles... J'ai envie de rentrer.
Je me retourne sur le ventre et touche du bout du doigt le tronc face à moi. Un tronc gélatineux... Sérieux. J'en arrache un bout pour sentir... Beurk, l'odeur sucré va me faire vomir. Je jette le bout de gélatine et me remets sur le dos. Je trouve pas le sommeil en fait. Alors, je ferme juste les yeux, attendant que le temps passe et histoire de bien digérer.

Mon lit me manque. J'ai mal au dos. J'active le vol, restant en l'air quelques minutes, les bras se balançant dans le vide, le corps en horizontal. Je me tourne de sorte à me retrouver le visage face au sol. Soupirant je me remets sur mes pieds et attrape mon sac, remettant les pansements à l'intérieur, puis l'enfile sur les épaules. Je m'étire le dos et commence à marcher, prenant une direction au hasard. Je pense à tout et n'importe quoi. Plus particulièrement à mon ancienne vie. Elle me manque énormément. Mes amis, ma famille... Tout quoi. Je veux rentrer. Et vraiment, je ferais tout pour retourner là-bas. Retrouver une vie normale. D'ailleurs, je me demande comment vont-ils, eux. Je pense au ranch dans lequel j'ai grandi, le texas, les chevaux, les cow-boys... C'est dingue, moi qui ai toujours détestée vivre en pleine campagne, pour une fois, ça me manque. Je secoue doucement la tête, balayant les souvenirs dans mon esprit.

Je marche. Je ne fais que ça. De quoi avoir après des muscles en béton aux jambes... Mais c'est épuisant au final. Je me mets à voler, c'est moins fatiguant d'un coup. J'avance à travers les arbres, prenant parfois appuie dessus pour avoir de la vitesse dans le vol. C'est amusant. Je pourrais presque en rire si je n'étais pas autant fatiguée. Je zig-zag entre les troncs, attrapant au passage des feuilles de gélatines pour m'amuser à les découper en petits morceaux. Me positionnant sur le dos, je place les mains derrières la tête, observant le ciel à travers le feuillage sucrés, agitant les pieds dans le vide. Ce calme... ça fait du bien. Rien pour me déranger, rien pour me faire mettre en colère. Tout en continuant d'avancer, dans les airs, je baille, fermant les yeux. La chance, le don décide de bien fonctionner et m'empêcher de me rétamer. Aussi, si je dois rencontrer un arbre, je ne risque pas de me faire mal avec la gélatine. Aaah les avantages que cette forêt offres... Je chantonne un air de rock, remuant la tête de droit à gauche.

Comme je suis bien... j'aurais presque envie de dormir. Mais soudain, ce petit moment de repos prit fin, quand j'entendis un cri. J'ouvris subitement les yeux et vis une masse noire tomber droit sur moi. Je ne pus l'esquiver et me retrouva plaquer brusquement au sol. La pression exercée sur mon estomac faillit me donner la gerbe et par réflexe, je posais les mains sur la bouche. Je ne me rends pas bien compte de ce qui m'est tombé dessus, mais je sais que ça cri, fort, très fort et donc, c'est humain. Je pose les mains sur les oreilles, gigotant.

    ▬ Mais tais-toi, bon sang !


Je tente de m'extirper, râlant un peu. J'attrape l'individue par les épaules, la poussant un peu sur le côté et active mon don pour m'envoler. Je reste dans les airs, me tenant les côtes et observant l'humaine. Je la regarde puis je regarde le ciel. Elle tombe d'où elle au juste ?

    ▬ Qu-... Tu... comment t'es tombée de là-haut ? C'est quoi ton don ?


Je souffre au ventre, resserrant les bras autour de ma taille et affichant une grimace de douleur, je sens que les sucreries vont remonter...
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Lun 22 Avr - 1:56

« On ne peut pas tomber plus bas que par terre. »
Rêves ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur. Rêves que tu as des ailes, hirondelle ou tourterelles. Et là haut dans le ciel : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Montes décrocher la lune, rêves à ta bonne fortune. Tourne tourne dans le vent sous la planète d'argent. Décolle et batifole : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Ô là-haut seule dans l'univers brille l'étrange lumière, c'est le beau pays imaginaire, où tu vis tes rêves en couleur. Imaginer le futur, faire des rêves d'aventure, c'est voyages sans boussole. Laisse tes soucis sur le sol et comme un rossignol : Tu t'envoles tu t'envoles, tu t'envoles.

feat. Riley McFloyd.

Tomber sur quelqu'un faisait tout aussi mal de tomber sur le sol en fait. Ouais, elle sentait déjà les bleus apparaitrent. Bordel. Elle aimait pas ce pouvoir, elle n'aimait pas cet endroit, elle détestait son père de lui avoir acheté ce truc, bref elle haïssait tout et tout le monde, elle en avait marre. Elle dévisagea la personne en face d'elle, obtempérant bien sagement quand on lui demanda de se taire. Elle pouvait être très coopérante quand elle voulait. Et, ici, elle voulait souvent. C'est pas qu'elle était peureuse, mais il y avait un peu de ça quand même. Bien sûr, quand il fallait y aller, elle y allait. Mais si ce n'était pas inévitable, elle évitait. Elle se fit pousser sans broncher, continuant d'observer son vis-à-vis. Quand je vous le dis qu'elle n'est pas contrariante. Puis ... puis l'machin s'envola. Comme ça, pouf, c'était à un mètre du sol. Normal. Genre normal.

Elle ouvrit des yeux ronds. Ça ressemblait quand même vachement à son don. Et, même ici, Charlie n'aime pas beaucoup qu'on lui ressemble. D'un autre côté, on pourrait certainement l'aider à maîtriser le sien du coup et ça, c'était bon à prendre. Enfin bref.

« Qu-... Tu... comment t'es tombée de là-haut ? C'est quoi ton don ? »

La base. Comme ça, directe, sans présentation. Non mais et la politesse ? Elle haussa un sourcil, on ne contrarie pas quelqu'un qui peut servir. Alors, on reste sage, polie, douce, fragile, charmante, amicale. Elle testa toutes ses articulations avant de se relever. Au moins, cette fois elle ne c'était rien cassé. Elle essuya un peu sa robe, ses bras. Bref, elle s'essuya et plongea à nouveau son regard dans celui de l'inconnu. Elle jugeait, observait, s'essayait à la réflexion. Puis elle lui offrit un sourire poli. Genre parce que c'est bien d'être polie. Et enfin, elle répondit. Ouais, je dis « enfin », mais tout ceci c'est produit en même pas trois minutes.

« Euh ... oui, de là-haut très haut. Et mon pouvoir c'est ... »

Elle regarda son dos, à moitié blasée. Elles avaient encore disparu. Pourquoi fallait-il toujours qu'elles disparaissent ? Elles ne pouvaient pas rester en place deux minutes, non ? C'était tout de même frustrant des membres qui ne répondent qu'une fois sur cinq. Oui, cela l'énervait. Oui, tout l'énervait. Elle fronça les sourcils, poussa un petit grognement, puis revint à sa conversation. Elle afficha un petit sourire gêné. Oui, son non-talent la gênait beaucoup.

« Je disais donc, mon pouvoir ... bah ça revient à voler en fait. »

Elle l'observa encore un moment, avant de se dire que là, on allait sûrement penser qu'elle avait le même pouvoir. Et ce n'était pas vrai. Oui, elle aime répondre précisément. C'est plus ... précis. Charlie n'a pas de sens, je ne vous l'ai jamais dit ? Elle essaya donc de se concentrer, de les faire réapparaîtrent ses putains d'ailes récalcitrante. Seulement, rien à faire, elles ne voulaient rien savoir. C'est donc après un soupire désespéré qu'elle enchaîna sur une explication.

« Enfin, pas voler comme toi, hein. Voler avec des ailes, comme un oiseau. Mais je dois avouer que j'ai du mal, comment tu fais toi pour rester en l'air ? C'est pas juste ! »

Elle poussa un petit rire pour signifier que oui, cela était une blague absolument pourrit. Parce que oui, en prime d'avoir des tas de défauts, Charlie fait des blagues pourris. Mais les blagues pourris, ça peut-être le bien des fois (oui, la narratrice est en train de s'auto-convaincre). Elle se concentra à nouveau, trouva une nouvelle fait l'icône avec les deux grandes ailes et appuya dessus. Encore une grimace de douleur et POUF des ailes venaient d'apparaitre dans son dos.

« Voilà, comme ça. Sinon, on ne c'est pas présenté. Moi, c'est Charlie ! Et toi ? »

Encore un sourire poli. Cela la dérangeait un peu de ne pas savoir à qui elle s'adressait. Un peu beaucoup quoi. Elle étira ses ailes, elles devaient avoisiner les deux mètres. C'est ça qu'elle devait faire, elle devait les mesurer ! C'était une bonne idée d'occupation, elle ferait ça la prochaine fois qu'elle n'a rien à faire !

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« Faut dire qu'elle aime bien sentir nos regards sur elle glisser de haut en bas, au hasard. Pour elle, c'est bien plus grisant que de se voir, nue dans sa chambre debout devant son miroir. On lui a tous un jour promis la lune, quel espoir ! Car on a beau lui faire la cour, à chaque fois elle se marre. Elle sait que tous nos beaux discours ne sont que des miroirs aux alouettes, car le soir on finit tous au radar. »
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Mer 24 Avr - 14:43

Je relâche un peu ma taille, inspirant et expirant longuement. Bon, ça fait moins mal, mais quand même, les sucreries ont faillie remonter pour le coup. Bref. Je la regarde attentivement, l'écoutant. D'aaaccord, elle aussi, elle sait voler... Bon, y a de quoi ne plus se sentir seul, hein... Mais bon, apparemment, elle peut voler grâce à des ailes... J'arque un sourcil, voulant voir maintenant ses fameuses ailes.
J'affichai un sourire en coin quand elle sortit une phrase en demandant comment je restais dans les airs. Mais bon, comprenant que je n'étais pas polie de là-haut je voulus redescendre, mais BAM, mon don se désactiva et je me retrouva les fesses au sol. Je me retins de pousser un juron, me relevant et m'essuyant le pantalon en râlant. Je lui lança un petit sourire, tout en me redressant correctement et étira les bras vers le haut. Alors que je m'apprêtais à m'excuser sur la façon de me comporter et de ne pas avoir été plus polie, je fis les yeux ronds en voyant des ailes sortirent de son dos. La bouche légèrement entrouverte, je cligne des yeux, me passant une main sur le visage. Wahou ! Mais ces ailes sont magnifiques ma parole. C'est donc ça, son don. Je me redresse correctement.
    ▬ Enchantée Charlie. Moi, c'est Riley !

Je lui adresse un dernier sourire, levant ensuite les yeux vers le ciel, essayant de mesurer la longueur de sa chute. Bon, ce n'est pas gagné. Mais elle a dû tomber de très haut pour atterrir sur moi en catastrophe. Je reste un moment à fixer le ciel.
    ▬ Tu en as de la chance que je sois passée par là pour te... 'rattraper'. Ta chute aurais pu être mortelle, enfin, ça dépend si tu aurais réussie entre temps à faire apparaître tes ailes pour pouvoir t'envoler... Enfin bon ! Désolée d'avoir été direct avec toi, mais c'est que... J'étais vraiment surpris à te voir tomber de si haut. C'est pas tous les jours qu'on rattrape des anges, hein, ajoutais-je avec un faible rire.

Je redescends le regard vers elle, me passant une main derrière la nuque. Sans rester trop longtemps à la fixer, je l'observe de bas en haut, avant de porter mon attention sur les ailes. D'un petit bond, je me projette, pas bien haut dans les airs, pour me placer derrière elle, voulant voir correctement les membres à plumes.
    ▬ Tes ailes sont vraiment incroyables. Ce doit être bizarre d'un côté d'avoir ça qui te pousse dans le dos... mais bon, on doit s'y habituer au bout d'un moment.

Je me gratte la tête, haussant les épaules, continuant de fixer les ailes. Je suis bien contente de ne pas avoir ça dans le dos, voler avec facilité me convient. Bien que parfois, ce don n'en fait qu'à sa tête. Posant les pieds au sol, je vais de nouveau devant elle, ôtant mon sac de mes épaules pour le poser à mes pieds. Je relève le regard vers Charlie, un fin sourire aux lèvres.
    ▬ Bon. Et si tu me montrais comment tu te débrouilles dans les airs ? Enfin, si tu veux hein. J'vais pas te forcer, mais c'est que ça m'intrigue.

Je me gratte la joue et en remontant une main sur le nez, j'affiche une grimace. J'avais oublié que je mettais exploser le nez contre le sol tantôt. Aie.
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Jeu 25 Avr - 4:45

« I can be I can fly. I can be I can touch the sky. »
Rêves ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur. Rêves que tu as des ailes, hirondelle ou tourterelles. Et là haut dans le ciel : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Montes décrocher la lune, rêves à ta bonne fortune. Tourne tourne dans le vent sous la planète d'argent. Décolle et batifole : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Ô là-haut seule dans l'univers brille l'étrange lumière, c'est le beau pays imaginaire, où tu vis tes rêves en couleur. Imaginer le futur, faire des rêves d'aventure, c'est voyages sans boussole. Laisse tes soucis sur le sol et comme un rossignol : Tu t'envoles tu t'envoles, tu t'envoles.

feat. Riley McFloyd.
HRP ▬ C'est un peu naze. Je suis même pas sûre de ce que j'ai écrit ... Mais il est 6h43 et j'ai pas dormis xD.

Ah ! Tout de même ! Vu l'atterrissage, elle n'était pas la seule à avoir des problèmes d'envole. Elle se sentait moins ... exclu de la société d'un coup. Je vous l'accorde, il lui en faut peu. Mais mettez-vous à sa place, vous avez un pouvoir (déjà ça c'est bizarre), qui pourrait être trop classe de la mort qui tue, mais impossible de s'en servir. C'est légèrement frustrant. Alors, forcément quand on trouvait quelqu'un presque dans le même cas, on sent une légère sensation de bonheur ultime. Assez disproportionnée je vous l'accorde.

Elle lui offre un sourire, pour dire qu'elle était enchantée également. Parce que, oui, après réflexion, elle n'avait plus rien contre cet individu. Charlie change vite d'avis, ce n'est un secret pour personne. Elle laisse Riley observer ses ailes, elle comprenait assez bien qu'on est envie de voir à quoi ça ressemblait. On ne voyait pas ça tous les jours. Elle les remua doucement, essayant de se concentrer sur chaque muscle qui pouvait former ses ailes. Qu'est-ce que c'était compliqué. Elle finit donc par oublier ce fait pour se concentrer sur Riley et pour faire la conversation. Elle était meilleure dans ce domaine-ci.

« J'avoue. Merci d'être passé là par hasard. Sans toi je serais certainement, probablement, assurément morte. Tu m'as sauvé la vie en vérité. Parce que, non, je n'aurais pas réussi à les faire réapparaitre, je n'y arrive jamais comme ça, en moment de panique. En fait, je n'y arrive jamais quand j'en ai vraiment besoin. Ce qui est légèrement stupide quand même, non ? Enfin bon, encore merci ! »

Elle fit un autre petit sourire, elle était d'humeur amicale aujourd'hui. Ce qui tombait bien. Mais cette humeur risquait d'avoir des limites. Voler ? Elle ? Comme ça, sur demande ? Ce n'est pas tant qu'elle ne pouvait pas, mais elle risquait d'avoir des problèmes techniques. Elle eut un petit sourire gêné avant de regarder ses deux ailes. Pourquoi fallait que ça tombe sur elle l'excès de plume ? Les plumes c'est le mal. Ça chatouille en plus. Elle soupira un moment, puis se décida à répondre.

« Huem ... Je veux bien te montrer. Enfin, je veux bien tenter de te montrer, mais tu risques de beaucoup rire à propos de l'atterrissage. Mais après je veux que tu me montres jusqu'où tu peux aller là-haut ! »

Elle accompagna ses mots d'un doigt pointé vers le ciel. Ce même ciel qu'elle observa ensuite un long moment, un petit peu comme si elle le défiait. Ce qui en réalité était à moitié le cas dans tête. Elle était en train de parler au ciel et à ses ailes. Cela devait donner un truc du style « Faites pas vos putes wesh. ». Elle s'étira ensuite, se redressa de tout son long, fit de même avec une aile, puis l'autre ... Elle était en train de flipper là en fait. Elle inspira profondément, se demandant combien de temps elle allait tenir en l'air cette fois. Puis, après une dernière expiration, elle poussa sur ses ailes. Ce fut assez maladroit, elle ne savait pas encore quel muscle utiliser et comment, l'envol était donc approximativement aussi ridicule que l'atterrissage. Elle donna deux coups d'ailes et commença à trouver qu'elle était vachement haut. Elle tenta donc de redescendre un peu, arrêtant de battre des ailes. A ce moment précis, le sol se rapprocha super vite de son visage. Elle étendit ses ailes au dernier moment, ralentissant sa chute assez pour n'avoir qu'à s'exploser tête la première à dix centimètres du sol.

Ai-je vraiment besoin d'ajouter tous les cris qu'elle a poussés pendant ce moment douloureux ? Elle se redressa, enleva la poussière sur ses cheveux, ses vêtements et absolument partout. Puis elle s'assit en tailleur face à Riley, affichant un sourire radieux. Ce sourire était un mélange de provocations, d'autodérision et de moquerie. Elle tapa dans les mains, plissant légèrement les yeux.

« Allez ! Maintenant que tu m'as vu m'exploser la tronche, montre-moi ton art ! Enfin, s'il te plait ... si tu veux ... Enfin voilà quoi. »

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« Faut dire qu'elle aime bien sentir nos regards sur elle glisser de haut en bas, au hasard. Pour elle, c'est bien plus grisant que de se voir, nue dans sa chambre debout devant son miroir. On lui a tous un jour promis la lune, quel espoir ! Car on a beau lui faire la cour, à chaque fois elle se marre. Elle sait que tous nos beaux discours ne sont que des miroirs aux alouettes, car le soir on finit tous au radar. »
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Jeu 25 Avr - 12:10

Fallait que je m'y attende un peu en fait... Je hoche la tête. Bon, va falloir faire des étirements. Haha. Bref. Je la fixe avec attention, jusqu'à ce qu'elle commence à voler. Ne la lâchant pas du regard, je suis presque obligé de me courber entièrement pour ne pas la perdre de vue. Je m'assois à même le sol, avant de basculer en arrière, restant la tête levée. Je souris un peu, à moi-même, ne faisant plus attention à ce qui m'entourait, juste elle en fait. Jusqu'à ce que je la vois descendre une grande vitesse, je bondis sur mes pieds, comme si j'étais prête à la rattraper à nouveau. Mais par chance, ces ailes lui empêchèrent une grosse chute et elle tomba la tête première. Bon, je passe les cris que j'ai entendus, parce que voilà. Je la fixe, m'approchant un peu. La voilà qui sourit, je hausse les sourcils en voyant son expression. C'est à mon tour.

    ▬ Allez ! Maintenant que tu m'as vu m'exploser la tronche, montre-moi ton art ! Enfin, s'il te plait ... si tu veux ... Enfin voilà quoi.


J'ai un sourire un peu forcé, hochant la tête d'un air positif. Je recule de quelques pas, levant la tête me frottant les mains, avec un sourire en coin. Ce que j'aime ces moments où je me propulse dans les airs. Je plies légèrement les genoux, rentre la tête dans les épaules et me suffit juste un saut pour m'envoler. Je vais essayer d'aller haut... très haut. Bon, je flippe un peu quand même parce que si le don se désactive... Je suis pas dans la merde. Je vole, plus haut toujours plus haut. Dans les airs, je m'amuse à faire des pirouettes avant comme arrière, tournant sur moi-même. Je divague de droite gauche, avant de me mettre face au sol et regarder la hauteur qui me sépare de la terre. J'observe Charlie, elle est minuscule en bas. Mais voilà qu'au moment où j'allais continuer de grimper dans les airs, fallait que ça arrive. Je ne m'y attendais pas. J'ai tendu un bras, comme si j'allais attraper un nuage mais soudain, j'ai vu le ciel s'éloigner. J'ai sentis le vent me caresser les cheveux. Je tombe. Vite. Très vite. Je reste sur le dos, yeux écarquillés, essayant de me concentrer pour activer le vol.

Rien à faire, je n'y arrive pas. Bordel ! J'agite les bras, me retenant de crier, il fallait que je me concentre. Les battements de mon coeur s'accélère. Le vent me fait frissonner. Je suis allé trop haut. Et le crash risquerait de ne pas être délicat. Je ferme les yeux. J'y arrive pas ! Il doit rester quelque mètre. J'ai horriblement peur. J'inspire profondément et bingo, je sens la vitesse ralentir puis se stopper soudainement. Je reste les yeux fermés, poings refermés, en position allongée. Mon souffle ralentit, j'ai faillis y passer pour le coup. J'ouvre délicatement les yeux, fixant le ciel. Je me tourne en sorte d'avoir le sol face à moi, dirigeant mon regard vers Charlie. Mais alors que je la cherche, je me rends compte que je suis au-dessus d'un arbre. Et le don se désactive...

Je m'écrase lourdement au sol, des feuilles en gélatines me tombent dessus. Les branches de l'arbre ont par chance, ralenties ma chute, mais ne l'ont pas empêcher !Je pousse un long 'aie', suivi de petits gémissements. Je me masse la mâchoire, me redressant sur le séant, grognant un peu. J'aperçois Charlie, pas très loin. J'affiche un sourire, me frottant la tête.

    ▬ Ah ces dons qui n'en font qu'à leur tête... C'est pénible.


Je voulus me relever, mais fallut que ce don de... me soulève dans les airs, pour me faire ensuite prendre une branche sur la tête et continuer de me soulever. Je m'accroche à une branche avec force, restant accrocher tel un koala pour ne pas m'envoler. Voilà comment friser le ridicule... Je m'accroche à une autre branche, ainsi de suite jusqu'à rester contre le tronc et me laisser glisser le long quand le don finit de faire mumuse. Les fesses au sol, je me décolle de l'arbre et me lève, me secouant après les reins, la tête, les épaules. Alors que j'agite les épaules, elles libèrent un craquement douloureux, lâchant un second 'aie'. Et dire que Charlie n'a sûrement raté aucun bout de ma prestigieuse démonstration... Bon, j'ai l'habitude de subir des moqueries mais bon, c'est comme ça quoi. Je baisse les épaules. J'ai mal.
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Mar 30 Avr - 14:25

« Peu importe qui vous êtes, peu importe la façon dont vous vivez, peu importe ce que vous possédez, vous rêvez toujours d’autre chose. »
Rêves ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur. Rêves que tu as des ailes, hirondelle ou tourterelles. Et là haut dans le ciel : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Montes décrocher la lune, rêves à ta bonne fortune. Tourne tourne dans le vent sous la planète d'argent. Décolle et batifole : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Ô là-haut seule dans l'univers brille l'étrange lumière, c'est le beau pays imaginaire, où tu vis tes rêves en couleur. Imaginer le futur, faire des rêves d'aventure, c'est voyages sans boussole. Laisse tes soucis sur le sol et comme un rossignol : Tu t'envoles tu t'envoles, tu t'envoles.

feat. Riley McFloyd.


Elle ne perdit pas une miette du spectacle. Observant la faciliter avec laquelle Riley pu s'envoler dans les airs. A ce moment précis, elle doit avouer qu'elle l'enviait un peu. Elle, elle devait se concentrer beaucoup plus longtemps, aller jusqu'au font d'elle-même pour trouver ce maudit icône et appuyer dessus. Tout en sachant que l'icône se désactive tout seul beaucoup trop régulièrement pour elle. Elle trouvait stupide de refiler des dons capables de tuer la personne qui le possède. Faut vraiment pas être malin. Elle continua d'observer, des étoiles dans les yeux devant une maîtrise qu'elle trouvait bien meilleur que la sienne. Riley virevoltait, comme un poisson dans l'eau ... ou plutôt un oiseau dans l'air. Elle montait, montait, montait. C'était magique. Puis ... elle vit sa chute commencer. Sa nouvelle connaissance était beaucoup trop haut pour que la chute ne soit pas fatale. Il fallait qu'elle fasse quelque chose.

Elle ferma les yeux, essaya de trouver ce maudit icône. Il était où ce maudit icône encore. D'habitude elle le trouvait directement, il ne durait pas longtemps, mais au moins elle le trouvait. Mais là, elle paniquait, elle ne pouvait pas laisser quelqu'un s'aplatir comme une crêpe. Surtout quelqu'un avec le même pouvoir qu'elle. En plus, elle la trouvait sympa. Bref, ça pressait. Vraiment. Elle inspira un bon coup. Là. Voilà, l'icône était là. Elle appuya dessus, les ailes se pointèrent et elle se propulsa, un tout petit coup pour ne pas aller trop haut. Sauf qu'il était légèrement trop tard. Riley était déjà sur le sol. Enfin, dans un arbre, en route vers le sol. Charlie observa la scène à deux mètres de hauteur. En se disant qu'elle était vraiment lente et bonne à rien. Elle soupira, qu'il pouvait être inutile ce pouvoir.

Elle s'assied donc dans le vide, incapable de se faire redescendre pour le moment et observa encore Riley qu'avait l'air d'avoir quelque problème de gravité. C'était très drôle à observer d'ailleurs. Du coup, elle ne put empêcher un petit rire de traversa ses lèvres. Fallait bien rire un peu ici, de toute façon. Elle observa Riley s'accrocher aux branches pour retourner vers le sol, ne cessant de rire. Se tordant dans les airs tellement elle trouvait ça comique.

« Ah ces dons qui n'en font qu'à leur tête... C'est pénible. »
« Toi, au moins, t'as retrouvé le sol. Moi ... j'arrive pas à redescendre ? là. Et je sais même pas comment faire, c'est la première fois qu'elles me font le coup. »

Et ce n'était pas fini. Ses ailes se mirent à bouger toutes seules. Droite, gauche, droite, gauche, en haut, en bas, en haut, en bas, piquer vers le sol, droit vers un arbre, retour à la case départ. On aurait pu croire qu'elle était possédée. Sauf qu'en réalité, maintenant qu'elle y réfléchissait, cela ressemblait légèrement à un spasme musculaire. Elle allait devoir muscler ses ... trucs. Quelle horreur, cela allait demander des efforts sportifs. Enfin bref, elle était toujours bloquée en l'air, mais n'y faisait plus vraiment attention.

« Donc, ça fait longtemps que t'es ici, toi ? Ça t'es arrivé comment ? Raconte ! »

Oui, elle faisait la conversation, ignorant totalement le fait qu'elle était toujours assise à deux mètres du sol. C'était le genre de choses auxquelles elle allait devoir s'habituer, donc autant le faire maintenant. Elle sourit légèrement avec l'espoir de se faire une nouvelle amie. Peut-être, qui sait.

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« Faut dire qu'elle aime bien sentir nos regards sur elle glisser de haut en bas, au hasard. Pour elle, c'est bien plus grisant que de se voir, nue dans sa chambre debout devant son miroir. On lui a tous un jour promis la lune, quel espoir ! Car on a beau lui faire la cour, à chaque fois elle se marre. Elle sait que tous nos beaux discours ne sont que des miroirs aux alouettes, car le soir on finit tous au radar. »
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Mar 30 Avr - 22:23

Je m'adosse à l'arbre, lâchant un long soupire, me massant une épaule, levant le regard vers Charlie. Tiens, elle vole. Et n'arrive plus à redescendre... se doit pas être facile en fait, pour elle comme pour moi. Je me décolle du tronc en la voyant voler de droite à gauche, bas haut, suivant ses mouvements, d'un pas rapide, au cas où je la rattraperais si elle tomberait. Mais ce n'est pas le cas. Je me gratte la tête, la fixant toujours.

    ▬ Donc, ça fait longtemps que t'es ici, toi ? Ça t'es arrivé comment ? Raconte ! »


Ah, oui... C'est vrai que ça fait bien un bon bout de temps que je suis ici. Je me mets à voler pour me mettre face à elle, en position tailleurs, lui adressant un sourire amical. Comme ça, se sera plus facile pour discuter.

    ▬ Ben... J'sais pas si ça fait un mois ou plus que je suis ici... c'est bête de perdre la notion du temps, mais bon, ici, le temps semble s'être arrêté. 'Fin bon, comment... M'a suffis d'claquer mes économies dans c'jeux, puis être tranquillement dans mon lit, au chaud... et pouf ! J'ai atterri ici comme par magie, en pleine neige. C'jeux de fou quoi... J'aurais pas dû l'acheter.


Je grogne un peu en pensant que j'ai claquée mon fric pour ensuite me retrouver ici. Je soupire, fixant Charlie dans les yeux, un petit sourire collé aux lèvres. C'est dingue, j'adore ses yeux. Ils sont comme les miens, quand je porte pas les lentilles. Je remarque qu'une plume est posée sur son épaule. Dans un mouvement lent, je l'attrape pour la mettre devant mes yeux et sourire en la voyant. Oui, il faut très peu de choses pour me faire sourire...

    ▬ Et toi ? Depuis quand t'es ici ? Et comment t'es arrivée ? J'pense que tu dois regretter d'avoir démarée ce jeu.


Je fais tourner le calamus de la plume entre deux doigts, ne lâchant pas Charlie du regard. Je décroise les jambes, balançant un pied dans le vide.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Tu t’envo… Aïe.    Jeu 9 Mai - 11:16

« Patatra. »
Rêves ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur. Rêves que tu as des ailes, hirondelle ou tourterelles. Et là haut dans le ciel : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Montes décrocher la lune, rêves à ta bonne fortune. Tourne tourne dans le vent sous la planète d'argent. Décolle et batifole : Tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles. Ô là-haut seule dans l'univers brille l'étrange lumière, c'est le beau pays imaginaire, où tu vis tes rêves en couleur. Imaginer le futur, faire des rêves d'aventure, c'est voyages sans boussole. Laisse tes soucis sur le sol et comme un rossignol : Tu t'envoles tu t'envoles, tu t'envoles.

feat. Riley McFloyd.


Toujours perchée en hauteur, elle écoutait l'histoire de Riley. Ce qui ne l'empêchait pas de rester attentive au moment où elle allait tomber. Car, elle en était certaine, elle allait tomber. Elle tombait toujours. A croire que la gravité était farceuse ici. Elle avait les bras croisé, regardant le mètre qui la séparait du sol. Ça allait encore, elle était déjà tombée de plus haut. Elle ne se ferait pas bien mal ... espérons. Elle continuait d'écouter l'histoire de Riley, qui était pire qu'elle. Puisque Riley l'avait acheté de son plein gré ! Fallait être complètement malade !

« Moi ? Je ne sais pas trop depuis combien de temps, en fait. J'ai juste l'impression que ça fait une éternité. Je ne saurais pas te dire si ça se compte en semaine où en mois, je sais juste que j'en peux plus. Que je n'ai qu'une envie et c'est sortir de là. En plus, j'en voulais même pas de ce jeu. Je joue pas d'habitude, je regarde la télé, je traîne sur facebook, je me balade, je sors la nuit. Mais en aucun cas je joue. Sauf que là, on m'a offert le jeu pour m'occuper, j'm'ennuyais et POUF. Tu parles d'une malchance, ça devait être une des premières fois que je jouais, t'imagines ? ça donne pas envie ! Je jure solennellement que si un jour je retourne d'où je viens, je boycotte les jeux vidéos ! »

Elle dit un petit sourire. Cela n'avait pourtant rien d'amusant. C'était tous ce qu'il y a de plus véridique. Si un jour elle retrouvait le confort de sa chambre, elle ne voulait plus jamais entendre parler de jeux vidéos ou même ne serait-ce que de pouvoir magique ou de neige ou de quoi que ce soit qui pourrait lui rappeler cet endroit. En d'autres termes ... elle voulait que tout le monde se taise. Car des tas de choses pourraient lui rappeler cet endroit. Elle sentit quelque chose de bizarre en elle, et bizarrement ... elle su l'interpréter, sans pour autant réussir à l'empêcher. Mais, cela restait un début.

« 3 ... 2 ... 1 ... »

Et BAM. Elle s'étala sur le sol. C'était un avancement comme un autre sur son don. Maintenant, elle savait quand elle allait se faire mal, n'était-ce pas merveilleux ? Notez quand même l'avancé technologique du truc. Elle regarda ses coudes égratignés, toucha sa joue qui l'était également, ainsi que ses genoux. Bref, elle avait du sang partout. C'est ça de jouet l'oiseau. Elle se redressa, offrit un autre sourire.

«Faut que j'aille me chercher des pansements et aussi des trucs à manger qui ne sont pas ... sucré. Sinon, je vais vomir. Tu veux venir avec moi ? »

Quoi ? Un peu de compagnie ne pourrait pas lui faire de mal. Elle en avait marre de se trimballer seule dans ce monde parfaitement flippant ! Puis, si Riley disait non et bien ... ce serait tant pis pour elle, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Cela n'allait pas la tuer. Enfin, peut-être pas, vu l'endroit.

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« Faut dire qu'elle aime bien sentir nos regards sur elle glisser de haut en bas, au hasard. Pour elle, c'est bien plus grisant que de se voir, nue dans sa chambre debout devant son miroir. On lui a tous un jour promis la lune, quel espoir ! Car on a beau lui faire la cour, à chaque fois elle se marre. Elle sait que tous nos beaux discours ne sont que des miroirs aux alouettes, car le soir on finit tous au radar. »
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